line decor
  
line decor

 
 
Documentation

L'ordre des Primates présente les caractéristiques suivantes: placentaires, adaptés à la vie arboricole et, par suite, à la préhension. Membres terminés par des mains à pouce opposable.

Membres postérieurs plantigrades. Denture complète et sujette au remplacement. Dents à peu près toutes également développées comme il convient à un régime omnivore. Cerveau très développé. Deux mamelles pectorales. L'Homo sapiens fait partie de cet ordre.

Tout au bas du classement de l'ordre des Primates se trouvent les Lémuriens. A Mulhouse sont présentés le MAKI MACACO, le MAKI BRUN et un groupe important de LEMUR CATTA.

On donne aussi à ces animaux les noms de demi-singes et de Prosimiens pour bien marquer qu'ils précèdent les singes dans l'évolution qui conduit des Marsupiaux et des Insectivores arboricoles jusqu'à l'homme. Ils sont généralement nocturnes sauf le Catta qui est actif le jour.

Le cerveau des Lémuriens est encore peu développé et ne présente aucune trace de circonvolutions. Les membres, par contre, sont déjà parfaitement adaptés à la préhension.

La véritable patrie des Lémuriens est Madagascar ; c'est la vraie "Lémurie" dont parlent les zoologues et les géologues.

Les Lémuriens sont en très forte régression et des efforts sont entrepris dans les parcs zoologiques du monde entier pour conserver ces animaux.

Mammifères primitifs, localisés surtout sur le continent australien. Ils n'ont qu'une seule poussée dentaire, donc pas de dents de lait.

Après la gestation utérine sans placentation, de courte durée, suit une gestation marsupiale plus prolongée. La poche marsupiale qui est une duplicature de la peau abdominale marque si fortement l'anatomie des Marsupiaux qu'elle a servi à les dénommer.

Le représentant de cet ordre est le WALLABY DE BENNET, originaire de l'Ile de Tasmanie. L'image d'une maman Kangourou avec un petit qui pointe le nez hors de sa poche est bien connue.

Les singes de l'ancien monde s'opposent à ceux d'Amérique par les caractères suivants  :

Ce sont des Catarrhiniens, c'est-à-dire que, comme celles de l'homme, par suite de la minceur de la cloison qui les sépare, leurs narines sont rapprochées l'une de l'autre.

Ils n'ont que deux prémolaires à chaque demi-mâchoire alors qu'il y en a toujours trois chez les Platyrrhiniens.

Par ailleurs, leur pouce est toujours bien développé, ils ont des callosités fessières de couleurs voyantes, leur queue n'est jamais préhensile et souvent ils ont des bajoues, sortes de poches formées aux dépens de leurs joues et dans lesquelles ils accumulent des provisions. Plus végétariens que les singes d'Amérique, ils ont souvent un estomac pluriloculaire. Leur intelligence est nettement supérieure à celle des singes du Nouveau Monde.

Les espèces suivantes sont présentées au zoo :

  • Cercopithecidae :

Ce sont les MACAQUES DE JAVA, qui, au nombre d'une cinquantaine, animent la jungle de béton reliée par un passage souterrain à la maison d'hivernage et les MANDRILLS au mufle d'un rouge éclatant contrastant avec le bleu azur des joues renflées et sillonnées ;
  

  • Hylobatidae :

Ceux-ci font partie du groupe des anthropoïdes, c'est-à-dire des singes les plus proches de l'homme par l'ensemble de leurs caractères anatomiques, physiologiques et psychologiques. Les GIBBONS A MAINS BLANCHES et les Gibbons à FAVORIS BLANCS sont présentés au zoo.

Les Gibbons sont en fait les moins anthropoïdes du groupe. Supérieurs aux autres singes par leur "développement cérébral et par certains caractères de leur denture et de leur squelette, ils sont nettement inférieurs par l'intelligence. Ce sont aussi les seuls anthropoïdes ayant de si longs bras et présentant des callosités fessières.

Sans être des Edentés au vrai sens du mot, les TATOUS et les PARESSEUX, classés dans cette ordre zoologique, n'ont pas de dents visibles sur le devant de la bouche et n'ont que des molaires très primitives sans émail et dont l'orifice inférieur reste béant. A noter que le zoo de Mulhouse a déjà obtenu une reproduction, très rare, dans le groupe des Paresseux.

 

L'ordre des Rongeurs est de loin le plus riche et possède l'adaptabilité la plus étendue, aussi s'est-il répandu sur toute la terre. Les rongeurs présentent cependant une grande unité dans leur morphologie. Tous ont une taille petite ou moyenne et tous ont une denture identique caractérisée par le développement considérable des 4 incisives (2 en haut et 2 en bas) et par l'absence de canines. Au zoo, on peut observer les rongeurs suivants :

dans le groupe des Sciuridae :

  • le TAMIA STRIE, l'ÉCUREUIL COMMUN qui abonde en liberté sur les conifères du par cet l'Ecureuil Gris qui est un canadien.

dans le groupe des Castoridae se trouve :  

  • le CASTOR DU CANADA, espèce très voisine de l'européenne dont il reste quelques populations dans les vallées du Rhône et de ses affluents. Ces animaux montrent d'intéressantes adaptations morphologiques et éthologiques à la vie aquatique.                                         

dans le groupe des Hystricidae est rangé :

  • le PORC-EPIC, caractérisé par ses piquants qui sont d'énormes poils dont l'écorce dure prédomine sur la moelle tendre et qui sont pointus à l'extrémité.
  • le CHINCHILLA (groupe des Chinchillidae) et le RAGONDIN ont une importance considérable en pelleterie le MARA ou lièvre de Patagonie (groupe des Caviidae) rappelle le lièvre par son aspect général et ses longues oreilles. Animal caractéristique de la Pampa argentine, il s'est bien acclimaté au zoo de Mulhouse ou plusieurs fois par an naissent des petits déjà couverts de poils et capables de subvenir immédiatement à leurs besoins.
  • le CAPYBARA (groupe des Hydrocheridae) est le plus gros des rongeurs puisqu'il peut atteindre un poids de 70 kg pour un mètre de long. C'est une sorte de cobaye gigantesque aux mœurs essentiellement aquatiques. Contrairement au cobaye, sa reproduction en captivité pose cependant un certain nombre de problèmes.
  • l'AGOUTI (groupe des Dasyproctidae) en est aussi une forme américaine.

L'ordre des Carnivores réunit des Mammifères terrestres de taille variable, caractérisés principalement par leurs pattes terminées par des doigts libres, pourvus d'ongles. La denture est adaptée au régime carnassier. Ce sont des Mammifères généralement dotés d'une grande force musculaire et d'une organisation nerveuse permettant des réflexes rapides et précis. Leurs facultés psychiques sont développées. Les jeunes naissent dans un état peu avancé et la maturation de leur comportement doit beaucoup à l'apprentissage et à l'éducation qu'ils reçoivent de leurs parents.

  • la famille des Mustelidae est représentée par la LOUTRE NAINE parfaitement adaptée à la vie aquatique.
  • les Procyonidae sont présents avec les RATONS LAVEURS et les COATIS.
  • la famille des Canidae est représentée au zoo par le LOUP, le RENARD POLAIRE, le FENNEC et le CHIEN VIVERRIN. Nos LOUPS viennent du grand nord canadien. Le Loup qui a laissé tant de traces dans les légendes populaires était autrefois très répandu. Encore assez connu dans certaines régions reculées du Nord, de l'Est et même du Sud de l'Europe, il a disparu de France. Le Loup a un statut social complexe. La communication entre individus est basée en grande partie sur les diverses positions et mouvements de la queue moins sur la mimique et la position des oreilles. Le répertoire est beaucoup plus riche que chez le renard parce que les Loups chassent en meute et ont besoin de coordination, donc de signaux.
  • Le RENARD POLAIRE ou Isatis qui vit dans les régions circumpolaires est présenté sur le plateau des ours bruns le soir après la rentrée de ces derniers.

     

     

  1. Les Ursidae avec les OURS BRUNS et les OURS BLANCS sont les plus grands, les plus pesants et aussi les moins carnassiers de tous les carnassiers. Deux particularités sont dominantes chez les Ours : leur allure plantigrade et leur régime omnivore. Les Ours reposent, comme les hommes et les singes, sur la plante des pieds. Ils prennent facilement la station verticale et ce faisant leurs membres antérieurs deviennent libres comme instruments de préhension, d'at taque ou de défense. Du point de vue dentaire, ils ont la même formule et le même nombre de dents (42) que les chiens.
  2. Le CHIEN VIVERRIN est un canidé sauvage très primitif qui progresse de l'Est vers l'Ouest où il a atteint les pays d'Europe Centrale. Actif surtout la nuit. Il est élevé en Russie pour sa fourrure.
  3. La famille des Felidae, groupe des Carnivores par excellence, les mieux adaptés de tous à la capture des proies : griffes rétractiles, canines longues et isolées dans la rangée dentaire, puissance mus­culaire et influx nerveux considérable. La famille est présente au zoo avec le CHAT DES MARAIS, le LYNX D'EUROPE, l'OCELOT, le PUMA, la PANTHERE NOIRE et le GUEPARD.
  4. Le CHAT DES MARAIS est le chat sauvage du Sud de l'Asie. Le LYNX D'EUROPE est le grand félidé sauvage d'Europe. Le zoo de Mulhouse a obtenu en France la première reproduction en captivité et a une bonne expérience de la biologie de ce superbe animal qui a déjà fait l'objet de réintroductions en Allemagne et en Suisse. L'OCELOT à la fourrure somptueuse vit dans les forêts de l'Amérique du Sud où il voisine avec le PUMA au pelage fauve uniforme dont le zoo présente chaque été une portée.
  5. La PANTHERE NOIRE est la variété mélanique de la panthère tachetée localisée surtout en Asie du Sud- Est.Parmi les félidés, une place spéciale doit être faite au GUEPARD qui se distingue des autres par ses griffes non rétractiles et son port élancé en rapport avec d'exceptionnelles aptitudes à la course. Cet animal est, en effet, le plus rapide de tous les Mammifères coureurs. On a enregistré chez lui des vitesses de pointe de 104 à 112 km/h. La présentation des Guépards a été offerte par l'Association des Amis du zoo.

 

            Enrichissement du milieu par l’alimentation, dans un groupe de Cercopithèques Diane de Roloway (Cercopithecus diana roloway)

De nombreuses études sont menées en captivité concernant « le bien-être » animal. En effet, des problèmes comportementaux en relation avec l’environnement captif sont décelés. Sont soulevés des problèmes de léthargie, de coprophagie, des augmentations d’agressions interindividuelles, ou encore l’apparition de comportements stéréotypés (YEARBOOK, 1998).

Au Zoo de Mulhouse, deux groupes de Cercopithèques Diane de la sous-espèce roloway sont en présentation. Notre attention a été attirée par le groupe constitué de quatre individus (le couple fondateur et leur progéniture) qui montrait une émergence de certains problèmes. Nous avons constaté:

  • des fréquences élevées d’inactivité
  • des stéréotypes moteurs (balancement de tête en arrière chez la femelle adulte; allées et venues   répétées, sans but apparent et sur une même trajectoire du mâle adulte)
  • des menaces de la part des individus du groupe dirigés vers les soigneurs, les visiteurs ou d’autres cercopithèques
  • des morsures ritualisées de la femelle adulte vers le plus jeune individu du groupe.

Nous avons donc réalisé une étude comportementale d’avril à août 2000 et opté pour une méthode d’enrichissement par l’alimentation et une modification de la distribution de la ration alimentaire journalière. En pratique cela se traduisait par une augmentation de la fréquence des repas/jours (plusieurs petits repas, 5/jours) dont deux distribués dans des cylindres de PVC (longueur 20 cm; Ø 5 cm) ce qui complique son extraction.

Dans leur milieu naturel, ces cercopithèques sont arboricoles et fréquentent les strates moyennes et supérieures de la canopée. Ils habitent une aire de vie de l’ordre de 189 hectares, on peut donc imaginer, que le manque d’espace peut poser problème en captivité. Un enrichissement environnemental étant réalisé par les soigneurs du zoo par l’installation de bambous et cordes afin d’augmenter le nombre de structures dans l’enclos. Pour notre étude, nous avons choisi un enrichissement par l’alimentation, complémentaire de cette démarche.

Le protocole d’observation s’est déroulé en trois temps et selon les méthodes d’observations éthologiques décrites par Altmann (1974). La première période s’est révélée primordiale pour identifier les individus, déterminer leurs périodes d’activités, définir leur répertoire comportemental et surtout établir le protocole.

Ensuite, nous avons décidé au cours d’une période dite «Témoin» c’est à dire sans ajouter d’enrichissement alimentaire d’établir un budget temps des activités de chaque individu du groupe afin de vérifier et quantifier les observations descriptives comme les stéréotypes….

Puis, nous avons réalisé la période d’enrichissement par l’alimentation comme cela a été décrit précédemment.

Un relevé de la position spatiale des individus est venu compléter cette étude en vue d’une éventuelle restructuration du bâtiment abritant ces singes.

Analyse des données

 

Comme jusqu’ici plusieurs générations de Zèbres de Grévy durent se contenter d’un bâtiment « provisoire » fait de bouts de tôles et de quelques planches assemblées tant bien que mal, il fut décidé un jour de leur donner un habitat digne d’eux !

Ainsi, suite à réunion de concertation entre les vétérinaires, les responsables techniques et l’équipe des "ongulés", le plan du bâtiment – ci-dessous – fut adopté.

Ce bâtiment d’une surface totale de 176 m² est constitué de cinq box, dont un box de mise bas (4,5 m x 5 m), un peu supérieur aux quatre autres (4,5 m x 4,5 m). A noter également la présence d’un grand couloir où sont stockés paille, foin et granulés avec la possibilité d’accéder dans le bâtiment avec des véhicules lourds.

Notez encore que des nouvelles transformations de l’environnement direct du bâtiment ainsi qu’une profonde restructuration de l’enclos ont été réalisés.

Historique du programme

Le programme pour la conservation du lémur aux yeux turquoise (Eulemur macaco flavifrons) a débuté au milieu des années 80. En 1983 Ludo Koender, un étudiant de l'Université de Strasbourg, était à Madagascar dans le cadre d'une mission scientifique. Grâce aux informations de la population locale, il a redécouvert ce lémurien dont on n'avait plus de traces depuis un siècle. En 1867 Gray avait décrit le Lemur flavifrons à partir d'une femelle du zoo de Londres ; en 1880 Sclater avait, lui, décrit le Lemur nigerrimus à partir d'un mâle. Certains zoologues étaient même persuadés que ce lémurien n'existait pas et que les peaux gardées dans les musées étaient des exemplaires mal conservés du lémur macaco (Eulemur macaco macaco).

Le Zoo de Mulhouse et l'Université de Strasbourg se sont immédiatement aperçus de l'importance de la découverte et surtout de la nécessité d'intervenir rapidement pour sauvegarder cette espèce. Le lémur aux yeux turquoise a, en effet, une répartition géographique très restreinte - il est présent seulement dans le nord- ouest de Madagascar - et les forêts qu'il habite sont menacées par l'activité humaine.

En 1984 et 1986 trois couples de lémuriens ont été capturés et importés en France pour démarrer un programme d'élevage. Ils se sont très bien adaptés à leur nouveau à leur nouveau mode de vie et des naissances ont eu lieu dès l'année qui suivit leur arrivée. Aujourd'hui nous hébergeons au Zoo de Mulhouse deux de ces couples fondateurs : Saartje et Koot, qui sont arrivés de Strasbourg en 1999 et Jacques et Bernadette, qui sont à Mulhouse dès leur arrivée en Europe en 1986. Ces derniers ont eu 13 jeunes dont 10 qui sont partis dans d'autres parcs zoologiques.

 

L’année 2004 marque le début de la réintroduction du vautour moine (Aegypius monachus) dans les pré-Alpes provençales avec la libération des premiers oiseaux dans les Baronnies.

Stratégie de réintroduction du vautour moine dans les pré-Alpes provençales.

La première phase de la réintroduction du vautour moine en France a été initiée entre 1992 et 2003 dans la région des Grands Causses dans le sud du Massif Central. L’objectif du programme de réintroduction mis en œuvre dans les pré-Alpes provençales consiste à créer un noyau de population supplémentaire en France, en relation avec la population des Grands Causses. Ce nouveau programme comportera deux points de lâcher : le Massif des Baronnies (dès 2004) et les Gorges du Verdon (à partir de 2005). Les vautours moines libérés bénéficieront de la présence des deux colonies de vautours fauves ce qui facilitera les déplacements de ces oiseaux notamment pour la prospection alimentaire. Il existe  des échanges très réguliers entre les deux noyaux de populations de vautours fauves des Baronnies et du Verdon. On peut imaginer que des échanges similaires auront lieu entre les vautours moines libérés sur chaque site.

Le choix de deux sites de réintroduction devrait permettre à moyen terme une colonisation de cette vaste région (pré-Alpes provençales) où les sites favorables à l’installation de cette espèce semblent très nombreux. A long terme, cette démarche s’inscrit dans un processus bien plus large de restauration de ce rapace à l’échelle européenne, avec des projets coordonnés par la BVCF, Fondation pour la Conservation du Vautour Moine (Baléares, Catalogne, Sardaigne, Balkans).

 Ce programme de réintroduction dans les pré-Alpes provençales a fait l’objet d’expertises par la BVCF et par les responsables de la réintroduction du vautour moine dans les Grands Causses. D’autre part, le Ministère de l’Environnement français a émis un avis favorable à ce nouveau programme inscrit dans le plan national de restauration du vautour moine.

 

 

 

 

Nos images