line decor
  
line decor

 
 
Retrospective
 
 

La Singerie

Le bâtiment « Singerie » a ouvert ces portes au public en 1968. D'après les plans, il s'agissait d'une Maison d'hivernage comptant sept cages intérieures et extérieures, d'une grande cage reliée à l'arène par un tunnel, de deux volières intérieures, d'un terrarium et d'un bassin à crocodiles.

La Singerie correspond tout à fait à la conception de l'hébergement animal de l'époque. Effectivement, à la fin des années 60, la connaissance des besoins physiologiques et de la pathologie des animaux exotiques aboutit à la conception de cages de types laboratoire.

Utilisant des matériaux réputés hygiéniques tel que le béton, le carrelage, le verre et l'inox, aisés à nettoyer et à désinfecter, ces cages étaient donc irréprochables sur le plan sanitaire et ont grandement augmenté la longévité des pensionnaires des parcs zoologiques. De nombreux zoos ont fait ce choix à cette époque.

Il en est de même pour l'arène des macaques conçue quelques années auparavant (1965). Bien que particulièrement inesthétique, elle offre différents niveaux, de nombreuses cachettes et recoins, des plans inclinés, des roues ainsi qu'une plaque en métal que les mâles utilisent pour renforcer leur pouvoir d'intimidation.

Les espèces présentées à la Singerie ont considérablement changé depuis la fin des années soixante. Les visiteurs de l'époque pouvaient observer dans ce bâtiment une toute autre collection animale.

On y trouvait par exemple des oiseaux mais aussi des tatous présentés avec des saïmiris. Certains de nos collègues ont encore connus les tatous.

En ce qui concerne les primates, les espèces présentées étaient bien différentes également des espèces actuellement logées à la Singerie. Les visiteurs pouvaient y voir évoluer chimpanzés, gibbons à mains blanches, gibbons concolores, mandrills, drill, atèles Belzébuth, singes laineux et capucins (ces trois dernières espèces étaient présentées dans la même cage), tamarins nègres et tamarins labiés, macaques de Java (un groupe d'une trentaine d'individus présentés dans l'arène), etc…

Presque toutes les espèces citées ci-dessus ne sont plus présentées au Zoo de Mulhouse. Seuls les gibbons concolores sont encore au parc. D'autres espèces connaissent la Singerie depuis son inauguration ou presque comme les atèles noirs de Colombie (Circé & Thélonius y sont depuis plus de 30 ans).

C'est au cours des années 80 que la collection s'est véritablement modifiée en corrélation avec les objectifs du parc, plus axé sur la conservation. Le départ du groupe de mandrills en 1985 en témoigne comme l'arrivée de plusieurs espèces de cercopithèques (diane de Roloway, à ventre rouge, de Hamlyn …) et gibbons à coiffe pour ne citer qu'eux.

 


 

Diaporama